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LA VÉRITÉ EST NOTRE ROYAUTÉ

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Jn 18, 33-37

Dans le procès de Jésus devant Pilate, d’après le quatrième Evangile, la question sur la vérité occupe une place remarquable. Au point de comparer être “roi” avec être “témoin de la vérité”.

C’est justement cela. Nous n’acquérons notre royauté – nous en devenos conscients – que lorsque nous comprenons notre vérité la plus profonde. Tant que cela n’arrive, nous vivons comme des mendiants, essayant de nous approprier et de nous identifier avec tout ce qui pourrait nous donner une certaine sensation d’identité. Cependant, en comprenant ce que nous sommes, tout devient clair: le soi-disant "mendiant" se découvre “roi”.

La vérité, cependant, n’est pas un "contenu mental", qui serait seulement une “idée de la vérité", jamais la vérité elle-même; une “carte”, plus ou moins réussie, mais jamais le “territoire”.

De même que personne ne peut connaître le territoire sans rentrer en lui, bien qu’il lui sembleront claires les cartes qu’il possède, il n’est pas possible de connaître la vérité tant que nous ne la sommes.

D’une certaine manière, on pourrait dire que la vérité ne passe tant par le mental que pour la vie; ni par la pensée d'une certaine manière, que pour être elle-même.

D’emblée, ce que cela réquiert c’est de ne pas absolutiser une idée particulière, mais de se situer dans une attitude honnête et déterminée à se vivre en vérité. C’est pourquoi, face au fanatisme qui dénote enfermement et étroitesse, la vérité exige humble ouverture, questionnement et flexibilité.

Et c’est justement la personne qui vit cela celle qui, pour reprendre les paroles de Jésus, "est de la vérité”, même si elle n’a aucune croyance.

Qu’est-ce que signifie “entendre la voix” de Jésus? En ligne avec ce que je disais, il ne s’agit pas du simple assentiment mental à sa figure ni à sa parole, mais plutôt de se reconnaître en sa personne et son message.

Jésus est conscient, comme tous les sages, de se vivre dans la vérité de ce qui il est. Non pas parce qu’il ait un "contenu mental" en plus dont les autres manqueraient, non pas parce qu'il possède quelque “carte” plus élaborée, mais parce qu'il est entré dans le “territoire” de sa véritable identité. Et, en le vivant, en faisant l'expérience, il l’a connue.

L'invitation de Jésus est donc absolument inclusive: toute personne qui, à partir d'une attitude de recherche humble et sincère, "rentre" dans l'expérience de sa propre vérité, sentira nécessairement la “syntonie” avec Jésus, ainsi que avec tous ceux qui l’ont vécu.

Cette "syntonie" ou re-connaissance n’est pas quelque chose de superficiel, mais surgit rien de moins que du fait de découvrir expérientiellement que le Territoire dans lequel nous rentrons est toujours “partagé”, que notre identité de fond –au-délàde notre je individuel, auquel le mental se cramponne – est une et la même dans la non-dualité: nous ne sommes pas égaux, mais nous sommes le même. Comment cette reconnaissance ne serait-elle pas source d'une attitude inclusive et aimante envers tous les êtres, si le bien de chacun d'entre eux est mon propre bien?

De cette expérience, il est facile de percevoir le paradoxe douloureuse dans laquelle tombe la personne fanatique ou tout simplement excluante: croyant avoir la vérité, elle se trouve juste dans la direction opposée à celle qui lui permettrait d’en faire l'expérience.

Ce n’est que dans l'expérience, où nous venons à découvrir que ses critères de vérification ne sont rien d’autres que la sagesse et de la compassion. Donc, qui a “vu”, comme Jésus, fait sienne pour toujours la “règle d'or”: “Traitez les autres comme vous voudriez qu'ils vous fassent avec vous".

 

Enrique Martínez Lozano

www.enriquemartinezlozano.com

Traducción: María Ortega

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