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LE DANGER DE LA RELIGION

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Mc 12, 38-44

"Corruptio optimi, pessima", disait un vieux adage latin. Quand le meilleur est corrompu, il devient le plus nuisible et dangereux. Et c’est ce qui se passe avec la religion, elle est corrompue au moment même où elle absolutisée, et avec elle, ceux qui détiennent le pouvoir au sein de l'institution.

L'explication est simple: tout ce dont le je s’approprie, est perverti. Et plus "élévé" est l'objet de son appropriation, plus de danger il en revêt.

Ainsi, la religion, en tant que construction sociale qui cherche à véhiculer et favoriser le désir humain de plénitude, une fois appropriée par le je, elle devient un instrument de pouvoir, au service de ceux qui se sont érigés en tant que “médiateurs” de l'Absolu.

Si tout pouvoir confère un statut de supériorité, qui se traduit par une domination sur les autres, lorsque le pouvoir est attribué une origine divine, il devient indiscutable: il n'y a pas d'autre possibilité que la soumission. Et c’est ce qui est arrivé bien trop souvent, dans le domaine religieux.

Celui qui revêt cette auréole de "pouvoir sacré" est facilement tenté par la prétention de supériorité face aux autres et, même sans être conscient, adoptera su fur et à mesure des modes et des manières où cette prétendue supériorité deviendra manifeste.

Et il trouvera des justifications pour tout comportement: du “déambuler en grandes robes, à être salués sur les places publiques, à occuper les premiers sièges dans les synagogues et les premières places dans les dîners”, à “dévorer les biens des veuves, et faire pour l’apparence de longues prières. "

La dupérie du pouvoir - particulièrement nocive dans le domaine religieux – ne trouve son remède que dans ce qui symbolise l'image de la veuve, qui apparaît dans ce même récit. Cette figure, comprise symboliquement, représente l'attitude de détachement ou de désidentification du je: "Elle a mis tout ce qu'il avait pour vivre."

Voilà les personnes qui vraiment nous captivent et réveillent nos plus nobles aspirations: celles radicalement desegocentrées, qui manifestent une confiance inconditionnelle et une liberté contagieuse.

Dans cette même clé symbolique, tandis que les lettrés symbolisent la religion absolutisée, dont ils ont fait leur moyen de subsistance et de pouvoir, la veuve représente la spiritualité sage, qui est une dimension fondamentale de l'être humain, caractérisée par la liberté.

La religion est une “carte” qui prétend orienter le chemin vers la découverte de qui nous sommes. On vit alors au service de la personne et de la spiritualité. Cependant, quand on absolutise, on corrompt et on confond.

La spiritualité constitue cette dimension profonde de la personne, laquelle réclame notre désir le plus profond, et qui a à voir directement avec notre véritable identité. La religion est ce que nous avons, la spiritualité est ce que nous sommes.

 

Enrique Martínez Lozano

www.enriquemartinezlozano.com

Traducción: María Ortega

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