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DU PENSER AU VOIR

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Mc 10, 46-52

Marc utilise la scène de la guérison de l'aveugle Bartimée comme la catéchèse sur le véritable disciple, soulignant deux attitudes: le désir de “voir” et la promptitude à le suivre.

Il ne peut pas être fortuit que, dans l'Evangile de Marc, Jésus adresse la même question aux disciples et Bartimée: “Que voulez-vous (veux-tu) que je fasse pour vous (toi)” (Mc 10,36 Mc versus 10,51). Et tandis que les premiers demandent "d’être les premiers", le second désire “voir”.

Il n’est pas difficile de trouver en nous l'écho de deux voix: celle de chercher à "être important" (ou "spécial") et celle de celui qui veut être capable de “voir” en profondeur.

C’est la tension entre l'ego, qui cherche à se fortifier, et que nous appuyons tant que dure la croyance –de manière consciente ou inconsciente- que nous sommes lui, et le désir profond qui nous rappelle que la clé consiste justement à sortir de cette obscurité.

Seul la compréhension de ce que nous sommes nous apportera la lumière et la liberté. Seulement elle va nous permettre de "lâcher le manteau" –comme à Bartimée- et de “suivre” Jésus, sur le “chemin” de la vie, c’est-à-dire, de vivre en plénitude.

Tant que Bartimée ne voyait pas, il se trouvait "au bord du chemin", déconnecté de la vie, comme "descendu" d’elle. Dès qu’il voit, il commence vraiment à vivre.

Bien qu’il est vrai que le processus de l'obscurité à la lumière, en plus de lent, réquiert généralement tout un travail psychologique, pour libérer les blocages émotionnels sous forme de craintes qui nous tenaillent, il n’est pas moins vrai qu’il faut, pour commencer, une "détermination déterminée" à vouloir voir. Au point de sentir que notre vie en dépend.

Souvent, et si on comprend bien ce que je veux exprimer, "voir" c’est l’opposé à “penser”. Cela signifie que si nous voulons croître en compréhension nous aurons besoin d'apprendre à faire silence en notre esprit (mental). Mais on ne le réussit pas à partir de quelque sorte de contrainte, mais en développant la capacité de nous situer comme des “observateurs” de ses contenus, dans le Témoin qui perçoit tous les mouvements mentaux et émotionnels, mais ne s'identifie pas avec eux.

En réalité, qui "voit" ce n’est pas le mental, mais le Témoin. Et ce n’est que Lui qui nous donne le pouvoir de maintenir la liberté face à tout message qui pourrait surgir dans le mental. En Lui, nous cessons d'être des marionnettes à la merci des pensées et des sentiments - toujours interliés - et nous ancrons dans l'équanimité.

Cela ne signifie, pas du tout, diaboliser le mental, qui nous reconnaissons encore comme un outil précieux. Ce que cela signifie c’est que nous le reconnaissons et l’utilisons comme un moyen à notre service, plutôt que de rester soumis à ses mouvements.

 

Enrique Martínez Lozano

www.enriquemartinezlozano.com

Traducción: María Ortega

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