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Fecha de Creación (Inicio - Fin)

-

BONTÉ, RICHESSE ET DÉTACHEMENT

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Mc 10, 17-30

Ce récit se distingue, en premier lieu, pour la force de ses affirmations.

Dans la première, Jésus fait une déclaration catégorique: “Pourquoi m’appelles-tu bon? Nul n’est bon que Dieu seul". Ce sont des paroles qui posaient une objection de difficile issue chez les défenseurs de la divinité de Jésus, entendue au sens strictement dogmatique.

Lorsque on veut aborder la question de la divinité de Jésus –“une personne, deux natures"– partant du modèle mental, on rentre inévitablement dans une galimatias sans sissue. Toutefois, dans le vision non duale, on se rend compte quil s’agit d’un pseudoproblème parce que, en effet, Un seul est bon. Tout est Un, le Réel. Et Cela est Bonté, Vérité et Beauté.

"Ce qui est bon” -Dieu, le Père, le Réel, la Conscience...- est la Source d’où tout provient et se manifeste sous les formes que nous voyons. La bonté, comme toute autre qualité, est toujours transpersonnelle, transcendant les individus particuliers, bien que tous participent d’elle. Lorsque ceci est oublié, on tombe facilement dans idéalisations dangereuses. C’est pourquoi, je trouve profondément sage la réponse de Jésus: seulement la Source est bonne, vraie, belle... la même et unique Source qui constitue notre noyau le plus profond.

Et sur la richesse la posture est aussi catégorique: "Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d'une aiguille, qu'à un riche d'entrer dans le royaume de Dieu."

Nous pouvons peut-être mieux comprendre le sens de cette déclaration si nous comprenons ce que signifie "entrer dans le Royaume": partager et vivre le projet de Jésus, un projet caractérisé par l'expérience de la fraternité universelle.

Ceci exposé de cette manière, il est évident qu’il s’agit de deux modes de se positionner radicalement divergents: on ne peut pas vivre pour l'argent et, en même temps, pour les autres. C’est pourquoi, qui vit attaché à l'argent ne peut pas avoir pour priorité un projet de Jésus.

Cependant, une lecture moralisante du texte n’a pas de sens. Il ne s’agit pas de "exiger" un comportement determiné pour “mériter” le salut, comme pourrait croire une religion mercantiliste. Face à cela, Jésus lui-même affirme que “tout est possible à Dieu”. Si quelqu’un vit la pauvreté rien qu’à partir de cette motivation, il est probable que son coeur soit si “occupé” par cette idée de la perfection, comme le coeur d’un riche l’est pour l'argent. Et on perçoit un peu de cela même dans les paroles de Pierre, demandant quelque “récompense”.

La sagesse ne va pas par là. La quête de perfection surgit du je (moi) (idéal) et tourne autour de lui-même. Mais il s’agit justement de se dégocentrer, c’est-à-dire, de laisser de le reconnaître comme s’il était notre véritable identité. Aussi bien le désir de richesses comme toute idée de mérite révélent que nous tournons encore autour de lui. Lorsque nous comprenons qui nous sommes, le comportement se modifie: le détachement est conséquence –joyeuse- de la compréhension. D’où que Jésus lui-même ait proclamé heureux ceux qui choisissent d'être pauvres, c’est-à-dire, ceux qui se trouvent nus de leur ego.

 

Enrique Martínez Lozano

www.enriquemartinezlozano.com

Traducción: María Ortega

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