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LA VIE C’EST UN OUVRIR DES PORTES

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Mc 7, 31-37

Notre curiosité reste frustrée quand on prétend savoir qu’est-ce qui s’est vraiment passé en chacune des situations dans lesquelles l'Évangile parle du pouvoir de guérison de Jésus.

Cependant, cela n’a pas non plus beaucoup d’importance. Sans aucun doute, il devait y avoir quelque chose d'objectif pour que les gens aient proclamé "il a tout bien fait." Mais, au-delà des données historiques -qui, si cela est absolutisé, se réduit à une simple anecdote manquant d’une singificaction pour nous-, ce qui importe c’est la lecture symbolique (profonde), qui est intemporel et, pour celà même, capable de “nous toucher" le cœur aujourd'hui aussi.

L'auteur de l'Evangile transmet le mot-clé dans la langue même de Jésus, l'araméen, "Ephphata", ouvre-toi. Dans la lecture symbolique, à peu d'attention que nous y faisions, dès qu’on le prononce, elle nous remet en cause: À quoi ou en quoi ai-je besoin de m’ouvrir?

Le sourdmuet avait besoin d’ouvrir l’ouïe et la langue, mais nous tous nous avons besoin d’ouvrir quelque dimension de notre personne, ou peut-être quelque capacité endormie ou bloquée.

Il est problable que, généralement, l'ouverture soit progressive: au fur et à mesure que nous accédons à ouvrir quelque chose en nous, il nous sera montré le pas suivant à faire. Comme s’il s’agissait d’un jeu de portes qui s’ensuivent l’une après l’autre, ainsi semble être notre monde intérieur. Chaque ouverture nous place face à une autre nouvelle "porte" qui demande à être ouverte.

Et au long du chemin nous rentrerons dans des espaces de plus en plus authentiques et intérieurs, pour arriver finalement à nous reconnaître dans la Dimension d’Espace (capacité) sans limites que nous sommes. Mais, généralement, l'accès à cette dimension d’espace originelle va réquerir tout le chemin précédent.

Quelles portes faut-il ouvrir? Capacités endormies (amour, tendresse, joie, générosité, solidarité, liberté...), des défenses de protection qui sont devenues armure rouillée (peurs, retrait, image idéalisée...), "des manies" dans lesquellles nous nous sommes installés, des habitudes et des routines qui nous mantiennent enfermés dans une cage d’un confort bien supportable...

Ce qui semble évident c’est que l'ouverture à des espaces intérieurs est accompagnée de l'ouverture à d'autres êtres et à toute la réalité. Voilà qui semble être le chemin qui mène à la découverte que nous sommes un.

Le grand Léonard de Vinci avait écrit “la couleur du corps illuminé participe de la couleur du corps qui illumine". Comme s’il s’agissait d’un jeu de miroirs, nous tous nous nous reflétons en tout, parce que tout est un et il n’y a qu’une seule lumière, qui se reflète en tout.

Voilà ce que les mystiques ont vu. Ramakrishna (1836-1886) racontait qu’une poupée de sel voulait mesurer la profondeur de la mer. Quand elle a mis les pieds dans l'eau, elle a commencé à devenir une avec la mer. Plus elle marchait plus elle était fascinée avec l'océan; elle s’était laissée prendre par l’eau et toutes ses particules de sel ont été dissoutes dans la mer. Elle était venue de l'océan et elle était retournée à sa source d'origine. Ce qui est “différencié” avait réjoint l’”indifférencié”.

Al-Hallaj (857-922) s’exclamait: “Entre Toi et moi, il y a un “je suis” qui me tourmente. Que mon “je suis” s’éloigne de nous!”. Et Thérèse de Jésus (1515-1582), dans le septième demeure de son Chateau intérieur sentait que l’âme était unie à Dieu “comme si un petit ruiseau rentrerait dans la mer, qu’il n'y aurait plus moyen de s’en écarter; ou comme si dans une chambre il y aurait deux fenêtres par où une grande lumière passerait: bien qu’elle rentre divisée, elle devient toute une lumière".

Mystiques et sages, hommes et femmes qui, en ouvrant des portes successives, de la plus simple à la plus complexe, sont parvenus à l'expérience de cette Dimension d’Espace partagée pour laquelle notre Désir profond soupire, et à laquelle nous conduisent elles toutes.

 

Enrique Martínez Lozano

www.enriquemartinezlozano.com

Traducción: María Ortega

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