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Jn 6, 60-69

Le soi-disant "discours eucharistique" –oeuvre de plusieurs glosateurs- conclut avec une sorte de catéchèse qui veut répondre à ceux qui -dans la même communauté johannique de la fin du premier siècle- rejetaient la lecture sacramentelle qu’on venait d'exposer.

Dans la réponse on peut observer plusieurs éléments caractéristiques de la théologie de cet évangile: la référence à l'origine divine de Jésus, répétant une expression similaire parue dans les chapitres précédents (Jn 1.51; 3.13...); l'insistance sur ce que seulement peut croire en Jésus celui à “qui lui est donné par le Père" (Jn 6,44); la sagesse qui accompagne Jésus dès le début, de sorte qu'il apparaît comme “seigneur” des événements, connaissant les intentions du cœur humain.

Et la catéchèse culmine à l'affirmation que l'écrivain met dans la bouche de Pierre -symbole de l'autorité-, et qui constitue une proclamation solennelle de la foi dans la communauté johannique, qui croient en Jésus comme "le Saint consacré par Dieu” et, donc, porteur des "paroles de vie éternelle."

À qui faire appel? Où chercher? Tôt ou tard, tout être humain va se poser ces questions. Dans un premier temps, il est pratiquement inévitable que la réponse soit cherchée ailleurs: sur des objets ou des doctrines, des réussites propres ou d’autrui. Jusqu'à ce que, grâce peut-être à l'aide reçue et aux déceptions mêmes subies, on commence à orienter la recherche vers l'intérieur, non pas dans une attitude vaine ou solipsiste, mais dès l'intuition que tout être est habité par la sagesse du seul Mystère.

Ce que nous cherchons, au-delà des apparences et des noms que nous lui attribuons, c’est toujours la vie: "Tu as les paroles de la vie”, dit Pierre. Et la recherche s’arrêtera au moment même où nous reconnaîtrons que nous sommes un avec ce que l’on cherche.

Tant que nous regardons la vie comme "quelque chose" de séparé, nous serons confus. En reconnaissant que nous sommes vie, tout devient clair. Peut-être les croyances où nous avons grandi nous ont amenés à dire à Jésus: “Tu es la vie." Et cela a pu être un bon début..., tant que cela ne soit regardé comme un point d'arrivée. À partir de cette affirmation, une fois dépassée l’erreur dérivée de la nature séparatrice du mental, nous pourrons reconnaître Jésus -et toute autre personne- comme un “miroir” où nous nous voyons nous-mêmes.

En fait, ce que nous voyons c’est toujours vie, ce que nous sommes, qui se manifeste dans les infinies "déguissements", mais toujours la même et seule Vie.

 

Enrique Martínez Lozano

www.enriquemartinezlozano.com

Traducción: María Ortega

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