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PROJECTIONS MENTALES DE CE QUI EST

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Jn 6, 24-35

Alors que les synoptiques présentent le récit de la «multiplication des pains» comme une expression de la compassion de Jésus, l'auteur du quatrième évangile, sans nier cette dimension, change la perspective: pour lui, c'est un signe de Jésus lui-même comme «vrai pain de vie», qui rassasie le désir profond humain.

D'où qu'il reclame la foi «en celui que Dieu a envoyé» et qui culmine avec l'une des affirmations solennelles de cet Evangile: «Je suis le pain de vie. Celui qui vient à moi n'aura jamais faim, et celui qui croit en moi n'aura jamais soif».

C'est connu que la conscience mythique projette «au dehors» ce que nous sommes tous. Dès la dualité caractéristique du mental, elle sépare et fractionne le réel, tout en objectivant ce qu'on analyse.

Pour cette conscience, nous sommes des êtres séparés et réduits à la forme que le mental peut percevoir. Cependant, ne pouvant pas nier l'aspiration à la plénitude que nous sentons, ce que le mental (religieux) a fait c'est de la situer à «l'extérieur» et l'attribuer à une entité séparée aussi qu'il a appelée «Dieu».

Toujours dans cette lecture, Jésus apparaît comme l'envoyé - et, à son tour, comme Dieu Lui-même, selon la dogmatique chrétienne - qui nous apporte la plénitude si désirée (ou salut), dans la mesure où nous croyons en lui.

Cette lecture est une interprétation ou une «carte» qui cherchait rendre compte de notre plus profonde vérité. Cependant, lorsque nous percevons les limites sur lesquelles elle était basée, il nous est facile de remarquer l'erreur à laquelle elle conduit, si on la prend littéralement. De là que, à peine le point de vue est changé, le résultat est bien différent.

Il n'y a rien séparé de rien. Jésus, donc, est non-séparé de nous. Ce que nous voyons en lui, c'est ce que nous sommes tous. Et ce qu'il dit à propos de lui-même c'est ce que tout être humain peut reconnaître comme sa vérité la plus profonde.

Nous sommes plénitude, qui jamais n'aura faim ni soif, même si nous nous réduissons à la «forme» que nous avons (je), il nous semble ne voir rien d'autre que carence. Mais ce n'est qu'une erreur de perception, qui nous amène à nous réduire à ce que notre mental perçoit.

Avec cela, nous arrivons à découvrir aussi qu'il n'y a rien en «dehors» ni «séparé» du Réel. Ce n'était qu'une illusion mentale, créée par le mécanisme de la projection et par la suite formulée comme croyance. Ce qui est, embrasse tout et s'exprime en tout. Jésus lui-même est une «forme» de plus qui nous a aidé à «voir» ce que nous sommes tous.

 

Enrique Martínez Lozano

www.enriquemartinezlozano.com

Traducción: María Ortega

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