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DIMANCHE DE PÂQUES

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Jn 20, 1-9

En ce jour de Pâques, souvenons-nous des paroles de Paul: « Si le Christ n'est pas ressuscité, vaine est notre foi, nous sommes les plus malheureux de tous les hommes ». Bien qu'une petite précision soit nécessaire. Le conditionnel (si...) peut nous dérouter et nous faire comprendre que Jésus pouvait ressusciter ou ne pas ressusciter, ce qui n'a pas de sens parce que Jésus était parvenu à la VIE avant de mourir. El qu'il a été conscient de cela.

La première chose à prendre en compte c'est que nous célébrons des faits théologiques, et non historiques ou scientifiques. Bien que la mort de Jésus ait été un événement historique, la résurrection n'est pas constatable parce qu'elle a lieu sur un autre plan hors de l'histoire. Ce qui ne signifie pas qu'il n'ait pas ressuscité, mais que pour parvenir à la résurrection il faut prendre une autre chemin. Personne n'a pu voir, ni démontrer avec quelque argument que ce soit la résurrection de Jésus. Ce n'est pas un événement qui se puisse constater par les sens, ni comprendre rationnellement. C'est là une des clés pour sortir du chemin sans issue où nous nous trouvons pour avoir interprété les textes de manière littérale.

Lorsque nous parlons dans un contexte religieux, de mort et de vie, ces mots ont un sens analogique. Mais nous ne parlons pas de la mort ni de la vie biologique. La mort et la vie physiques ne sont pas objets de théologie, mais de science. La théologie parle d'une autre réalité qui ne peut être mise en concepts.

Nous ne devons en aucun cas comprendre la résurrection comme la réanimation d'un cadavre. Cette interprétation a été possible grâce à l'anthropologie grecque (âme-corps), qui n'a rien à voir avec ce qu'entendaient les juifs par « être humain ». Par ailleurs la réanimation d'un cadavre suppose que les restes du défunt gardent une relation spéciale avec l'être qui fut vivant. En réalité, la mort restitue le corps à l'univers matériel de façon irréversible. La possibilité de réanimation d'un cadavre est la même qui existe de faire un être vivant à partir des éléments d'un tas de fumier, ce qui n'a pas de sens.

Que s'est-il passé en Jésus après sa mort? Rien. Absolument rien. La trajectoire historique de Jésus prend fin à l'instant de sa mort. A ce moment-là, il passe sur un autre plan où le temps n'a pas cours. Sur ce plan-là, rien ne peut jamais « se passer ». Mais pour les apôtres, quelque chose de très important est arrivé. Eux n'avaient rien compris de ce que Jésus était, parce qu'ils étaient dans leur faux moi, collés au terrestre et attendant un salut qui favorise leur être contingent. Ce n'est qu'après la mort du maître qu'ils parvinrent à l'expérience pascale. Ils découvrirent, non par raisonnement mais de manière vécue, que Jésus était toujours vivant et qu'il leur communiquait la Vie. C'est ce qu'ils tentèrent de communiquer aux autres en utilisant le langage humain, toujours insuffisant quand il s'agit d'exprimer le transcendant.

Nous serions tous enchantés si cette Vie nous était communiquée, la Vie même de Dieu. La problème est qu'il ne peut y avoir de Vie, s'il n'y a pas de mort auparavant. C'est cette exigence de mort que nous ne sommes pas disposés à accepter. « Si le grain de blé ne tombe pas en terre et meure, il demeure infécond, mais s'il meurt, il donne beaucoup de fruit ». Cette exigence de dépasser le biologique, c'est ce qi nous maintient à des années lumière du message de cete fête de Pâques; nous ne sommes pas disposés à donner plus de prix à la Vie qu'à la vie.

Mais je ne dois pas en rester à la résurrection de Jésus. Je dois découvrir que je suis appelé à cette même Vie. Jésus dit à la Samaritaine: Celui qui boit de cette eau n'aura plus jamais soif; l'eau que je donnerai jaillira jusqu'à la vie éternelle. A Nicodème, il dit: il faut naître de nouveau, ce qui est né de la chair est chair, ce qui naît de l'Esprit est Esprit. Le Pére vit et je vis par le Père, de même que celui qui me mange (qui m'assimile) vivra par moi. Je suis la résurrection et la vie, celui qui croit en moi, même s'il est mort vivra et celui qui croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela? Alors que nous importe tout le reste?

Jésus, avant de mourir, avait acquis, comme homme, la plénitude de Vie en Dieu, car il était mort à tout le terrestre, son égoïsme, et qu'il s'était livré totalement aux autres, après avoir découvert que tel était le but de tout être humain, que là était la manière de rendre présent le divin. Cela était possible, parce qu'il avait fait l'expérience de Dieu comme don total et absolu. Une fois parvenu au but, il est inutile de se préoccuper du véhicule que nous avons utilisé pour avancer. Tout l'effort de Jésus a consisté à faire voir les possibilités de cette Vie à ceux qui le suivaient.

 

Méditation-contemplation

 

Je suis la résurrection et la vie.

Il n'y a pas de Vie sans résurrection ni de résurrection sans Vie.

Dans la mesure où je fais mienne la Vie,

je garantis la résurrection.

 

Ne te soucie pas de ce qu'il adviendra de toi dans l'au-delà.

C'est non seulement inutile, mais te causera de l'inquiétude.

L'important: naître de nouveau et vivre de cette Vie dès maintenant.

Le reste n'est pas dans tes mains et ne doit pas t'importer.

 

Laisse la Vie qui est en toi devenir réalité. Laisse tout ton être s'en imprégner.

Que Dieu Esprit (force) soit le noyau de ton être.

Alors tu pourras dire comme Jésus:

moi et le Père nous sommes maintenant un.

 

Fray Marcos

(Traduction Maurice Audibert)

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