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LE TRÉSOR QUE NOUS SOMMES

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Mt 6, 24-34

Cette façon de parler n'est possible chez celui qui a expérimenté «cette chose» qui est «la seule nécessaire» (Lc 10, 42). Jésus l'a nommé «Royaume de Dieu», et faisait référence à lui comme le «trésor caché dans le champ»: celui qui le trouve, dit-il, «plein de joie, vend tout ce qu'il a, et achète ce champ» (Mt 13, 44). Et il a aussi dit qu'il était «en nous» (Lc 17, 20).

En quoi consiste exactement ce «trésor» qui, lors de sa découverte, tout vous sera donné «par surcroît»?

Les humains nous l'avons nommé de plusieurs manières. En clé religieuse, nous avons parlé de «ciel ", «salut», «Dieu»... En clé laïque, on l'a appelé «bonheur», «sens», «plénitude»... En clé spirituelle, enfin, nous avons parlé comme «réalisation», «se réveiller», «l'illumination»...

Jésus l'a appelé «Royaume de Dieu». Mais les noms ne servent pas beaucoup pour ceux qui ne l'ont pas expériementé. En fait, ils peuvent nous confondre, au moins pour deux raisons: d'une part, parce que en le nommant, nous risquons d'objectiver et de le percevoir comme séparé de nous (nous tombons dans la dualité), et d'autre part, parce que nous avons tendance à le lire en clé volontariste, comme quelque chose qui serait un résultat de notre effort ou notre exigence (nous renforçoms l'ego, qui maintenant se croirait «meilleur» que les autres, pour ne pas mentionner que nous serions frustrés encore: parce que «trésor» n'est pas à portée de notre exigence).

Pour commencer, nous pouvons reconnaître ce qui n'est pas, ce n'est pas «quelque chose» (un objet délimité) et il n'est pas «en dehors» de nous (quelque chose aui nous manquerait).

Ce n'est pas non plus quelque chose qui pourrait être endommagé ou suppprimé. Bien au contraire, c'est l'unique permanent au milieu de tout le reste, qui est chageant.

Mais, n'étant pas un objet, nous ne pouvons pas ni le définir ni le penser: nous ne pouvons que l'être. Nous parlons, donc, de notre identité la plus profonde, ce que nous sommes et que nous partageons avec tout ce qui est.

Nous l'avons nommé comme Présence ou Conscience d'être; c'est la seule chose de laquelle nous ne doutons pas: que nous sommes; c'est la source de notre sens d'être. Mais nous ne pouvons pas le chercher par le chemin du raisonnement –notre esprit n'est pas bon outil pour cela- mais dans l'expérience immédiate d'être: nous faison taire la pensée, et nous percevons la Présence ou Quiétude. Dans la mesure où nous nous permettons de la goûter, nous reconnaîssons la Plénitude et la sagesse nous est donnée.

La seule chose nécessaire, par conséquent, c'est bien répondre à la question: Qui suis-je? sans rester à mi-chemin –en une réponse psychologique, par exemple; ou tout simplement mentale et émotionnelle-, cette question va nous conduire à ce qui est le seul permanent, la conscience d'être, le noyau ultime de toute le réel, le mystère de ce qui est.

Cela –ce que nous sommes- revêt, entre autres, deux caractéristiques fondamentales: cela se trouve toujours sauf et embrasse la réalité complète. Rien ne se perd, rien n'est laissé en dehors: c'est –dira Jésus- le «Royaume de Dieu».

C'est cette expérience -ou, pour parler plus précisément, cette compréhension– celle qui constitue la source de toute confiance et de toute désappropriation. En ce que nous sommes, il n'y a rien qui puisse nous faire du mal. Et si nous avons découvert le trésor, comment nous faire encore des esclaves d'autres «maîtres»?

L'accablement est symptôme que nous avons déconnecté de notre véritable identité, nous nous tenons pour ce que nous ne sommes pas, nous nous nous sommes éloignés de chez nous.

La sagesse nous dit de ne pas s'inquiéter de ce qui arrive. Rien de ce qui arrive peut changer qui nous sommes .

Jésus, l'homme établi dans une confiance inébranlable, qui prévenait l'accablement, avait raison: «Cherchez le Royaume de Dieu, et le reste sera donné par surcroît». Vis en lien avec qui tu es, et tu te verras toujours sauf et détaché.


Enrique Martìnez Lozano

Traducteur: María Ortega

www.enriquemartinezlozano.com

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