Buscador Avanzado

Autor

Tema

Libro de la biblia

* Cita biblica

Idioma

Fecha de Creación (Inicio - Fin)

-

HUMILITÉ ET GRATUITÉ VERSUS VANITÉ ET APPROPRIATION

Written by
Rate this item
(1 Vote)

Lc 14, 1.7-14

L'ego agit toujours à partir de ses besoins et ses peurs - les deux faces d'une même réalité -, et qui lui donnent une sensation d'exister. Et c'est là où il forme le cercle vicieux, le feedback de l'erreur : besoins / peurs me font sentir "moi" / / en me sentant «moi», je ne peux pas renoncer à "mes" besoins "et je suis une victime de " mes "/ craintes / je me vis esclave d'elles / / à chaque fois je m'identifie davantage comme un "je (moi)" assiégée par eux ... et à chaque fois que je me sens plus frustré et déconnecté de qui je suis vraiment.

Parmi ces besoins, sans doute le plus fondamental est celui d'être «reconnu», qui dérive en celui d'«être le premier» et en celui de demander que tout tourne autour de soi et de ses intérêts.

Les paroles de Jésus abordent précisément ces deux questions: quelle place cherche-je? et pourquoi je fais les choses? Des questions qui touchent des réalités si essentielles comme la vanité / humilité et l'appropriation / gratuité.

L'ego cherche à "les meilleurs places": il rêve de se démarquer, être vu, se sentir reconnu; il aime les applaudissements et les gestes d'admiration sur son passage, il adore les tenues spéciales - Jésus a aussi dit: Mt 23,5 ss - et signes distintifs de sa valeur, il veut avoir raison et cherche à l'imposer aux autres ...

En réponse à cette tendance, la parole de Jésus n'est pas seulement une «recette». Si on la vivait ainsi, on pourrait induire même à la fausse humilité, - - quelque chose de commun dans le monde religieux -, en le faisant à partir de la volonté.

Nous savons que l'ego est très habile et peut se nourrir également tant de l'un comme de l'autre. Il y a des «egos vaniteux» et il ya des "ego (faussement) humbles», qui font une vertu de son (apparente) dissimulation.

La parole de Jésus va à la racine: il s'agit de se désidentifier de l'ego. Je ne suis pas ces besoins, je ne suis pas l'ego avec ses intérêts. Ce n'est que lorsque je comprends cela, que je laisse de vivre pour lui. L'ironie c'est quand on veut suivre l'indication de Jésus à partir de l'ego: on prend alors le rôle de «équilibriste» pour s'affirmer tout en manifestant qu'on veut se nier.

Ce n'est que lorsque nous voyons que nous sommes transformés. Mais ne nous pouvons voir à partir de notre esprit (pensée). Nous voyons dès cette

Sagesse plus grande qui nous permet de découvrir notre véritable identité, ce qui est au-delà de tout le contenu mental et émotionnel. Et c'est alors, en l'étant, que nous le connaissons.

En nous reconnaissant en elle, l'ego tombe (bien que nous gardions des inertie précédentes). Et avec lui, ces besoins qui ont guidé nos vies.

De même, on ne peut pas demander à l'ego de la gratuité, parce que l'essence même de l'ego est l'appropriation. Jusqu'au point où, sans appropriation, il n'y a pas d'ego. Son existence apparente vient du fait de s'approprier de contenus de toutes sortes, avec lesquels il s'est identifié. De là, il comprendrea la vie comme une appropriation incesante de tout ce qu'il considère «bon» pour lui.

La gratuité ne peut se vivre que quand l'identification avec l'ego est tombée. Parce que c'est alors qu'une nouvelle conscience émerge, où les autres sont perçus comme «partie» de lui-même. Donner aux autres c'est se donner soi-même; nuire à autrui c'est se nuire soi-même.

Les «pauvres, estropiés, boiteux et aveugles», dont parle le texte, c'est toi-même: "tu es un autre moi." Et Jésus proclame une béatitude: «heureux toi parce qu'ils ne peuvent pas te rembourser". Or, le bonheur ne consiste pas, - comme l'égo serait pressé de se lire - dans les «mérites» qui soi-disant tu aurais obtenu avec cette action – encore une fois, c'est la vanité de l'ego appropriateur qui grossirait, mais enc e que tu as découvert le Bonheur, la Joie, être Bienhereux, comme ta véritable identité. Celle où nous sommes tous en tous, comme dans un vaste réseau interconnecté.

Le bonheur, - comme avant l'humilité – ne vient pas de ce que nous faisons, mais de ce que nous sommes. Il suffit seulement d'accéder à cette compréhension, qui est Sagesse et , en même temps, Compassion.


Enrique Martínez Lozano

www.enriquemartinezlozano.com

Traducteur: María Ortega

Read 3164 times
Login to post comments