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OÙ EN SOMMES-NOUS? À PARTIR DE QUOI VIVONS-NOUS?

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Lc 10, 1-20

Ce que les disciples doivent annoncer – quelle que soit la manière dont ils sont reçus – c’est que “le Règne de Dieu est proche de vous".

Si par «Règne de Dieu», comme nous l'avons vu dans le commentaire de la semaine précédente, il faut entendre le Mystère ultime du Réel (Ce qui est), il est évident que c’est la Bonne Nouvelle: Notre identité ultime n'est pas le je (moi), avec des manques et impermanent, mais le Mystère tout entier, rayonnant et toujours stable.

La tristesse -comme la solitude, la frustration, la colère, la peur, la jalousie, le ressentiment, l'égoïsme...- est symptome d'une seule chose: que nous avons oublié notre véritable identité et nous nous sommes identifiés avec ce que nous ne sommes pas. En fin de compte, nous répondons incorrectement à la question “Qui suis-je".

Lorsque je suis identifié à l'ego, je ne peux pas voir la vie et tout ce qui arrive, si ce n’est qu’ à partir de sa perspective étroite et trompeuse. De là, je ne vais pas agir en toute liberté, mais je vais réagir en fonction des jugements élaborés par lui-même.

Mais la réaction ne réussira pas à autre chose qu’à gonfler encore plus l'ego - qui "se chargera de raison” - à disqualifier l'autre et à détruire toute possibilité de rencontre et de réconciliation. Parce que je jugerai l'autre personne en fonction de ce qu’elle répondra ou non à mes besoins et mes attentes, rentrant ainsi dans une spirale de difficile solution.

Si, par contre, je peux m’enraciner dans ma véritable identité («Règne de Dieu», l'a appelé Jésus), j’éprouverai deux choses impossibles dès la perspective antérieure: d’une part, qui je suis ne se trouvera pas affecté par rien de ce que l’on disse ou l’on fasse, et d'autre part, je n’émettrai aucun jugement sur l'autre personne, pour deux raisons: parce que je sais que tout ce qu’elle fait n'est que le fruit de sa propre souffrance, de son ignorance ou de sa "programmation" cérebrale, et parce que, étant situé dans ma véritable identité, je sais aussi qu’il s’agit une identité partagée. En tout cas, l'autre fait ce qu'il peut et ce qu’il sait. Est-ce qu’il y a du sens pour le jugement ou la condamnation?

Cette identité est aussi appelée Joie. Et c'est, selon Jésus, le vrai motif de notre joie. Ou plutôt: nous n’avons pas besoin d’aucun "motif" pour être joyeux - même si nous avions à «chasser les démons» - parce que, quand nous sommes dans notre véritable identité, une «joie sans motif» surgit, la «joie parfaite» delaquelle parlait François d'Assise.

C'est une joie qu’on ne peut jamais perdre - "votre coeur se réjouira et cette joie nul ne vous la ravira”, dit Jésus dans le quatrième Évangile: Jn 16,22 -, parce qu’elle constitue justement le noyau de ce que nous sommes.

Même avec son style caractéristique et sans partager tout ce qu'il affirme, dans Un Cours sur des Miracles on peut lire quelque chose de similaire: "La tristesse est un signe que vous préférez un autre rôle, plutôt que celui que Dieu vous a donné ... Comprenez que votre rôle est d'être heureux " (Un Cours sur des Miracles. Workbook, Leçon 100.5.7).

«Vos noms sont écrits dans les cieux»: notre identité, partagée et non-duelle, est permanente et ne peut pas être affectée négativement par rien qui puisse arriver. Il ne s’agit que d’"ouvrir les yeux", de devenir conscient, de sortir des pièges labyrinthiques de l'ego, ainsi que de ses «jeux» d’étiquettes et des jugements.

 

Enrique Martínez Lozano

www.enriquemartinezlozano.com

Traducteur: María Ortega

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