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ÊTES-VOUS "QUELQU'UN" OU "PERSONNE(nul)"?

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Lc 9, 18-24

Il n'est pas facile de distinguer, dans les textes évangéliques, ce qui viendrait directement de Jésus et ce qui est l'élaboration postérieure de la communauté ou de l'auteur-même de l'évangile.

Dans un certain sens, ce n'est pas non plus «décisive», quant à ce que la valeur de la «parole sacrée» réside dans les "échos" ou résonances évéillés chez le lecteur. Lorsque, grâce au «dialogue» entre le texte et le lecteur, surgit «l'étincelle» qui encourage à vivre et à laisser son ego, c'est la "inspiration".

Et la parole qui produit un tel effet est «parole de Dieu», vienne d'où elle vienne. En d'autres termes: Un texte est «sacré» parce qu'il nous aide à vivre "de manière sacrée" (spirituellement), c'est-à-dire, il nous aide à vivre l'engagement, la désappropriation et à faire le silence (de l'ego): ce qui est vivre en plenitude.

Cependant, dans un autre sens, tant qu'il est possible, cela aide à distinguer entre ce qui serait propre à Jésus et les lectures faites par après par la communauté, pour récupérer la nouveauté et la fraîcheur des paroles du Maître.

En ce qui concerne le texte que nous lisons aujourd'hui, il est probable qu'à un moment donné, Jésus ait posé cette question à ses disciples. Mais, sans doute, la tradition "a refait" cette situation-là, la transformant en une catéchèse sur le messianisme du Maître.

Pour le lecteur d'aujourd'hui, la question et la conclusion du récit peuveunt résonner encore maintenant.

"Qui dites-vous que je suis?". Qui est Jésus pour moi? les différents facteurs psychologiques, culturels, religieux auront inévitablement de l'influence dans la réponse à cette question... Parmi ces facteurs, le niveau de conscience de la personne et le «langage» dans lequel elle se trouve, auront une place remarquable.

La réponse qui surgit à mon intérieur, en entendant cette question, n'est pas différente du salut utilisé dans des différentes cultures: «Tu es un autre moi.» Dans la perspective non-duelle, Jésus est un miroir qui reflète ce que nous sommes tous. En le voyant lui, nous nous voyons nous-mêmes, parce que les différents visages sont, en fait, un seul Visage.

Et, tel que je le vois, les paroles de Jésus avec lesquelles termine ce récit visent justement cela: «Celui qui veut sauver son ego, perd la vie; mais celui qui perd son ego, sauve la vie». Logiquement, la communauté a dû ajouter «pour ma cause», pour souligner son unité en suivant le Maître.

Mais les paroles de Jésus ne pouvaient être plus sages: le seul «péché» des êtres humains, c'est de nous croire que nous sommes "quelqu'un"; c'est à dire, de nous identifier avec le je(moi) ou ego. Cette identification nous fait "oublier" notre véritable identité, tout en nous gardant dans la prison de la confusion et de la souffrance. Il n'y a pas d'échappatoire: se croire "quelqu'un" est synonyme de souffrance.

La logique de l'ego est basée sur le culte de soi et se manifeste par le désir de se sentir ou de devenir «spécial».

Si je pense que je suis "quelqu'un" (un ego séparé), je m'inquiète de la protection de ce «quelqu'un», je souffre quand ce "quelqu'un" se voit frustré dans ses attentes, je vis à la merci des étiquettes ("j'aime" / " je n'aime pas "), et je prends les choses « personnellement », parce que la survie, l'image ou l'intérêt de « quelqu'un » est en cause. Tant que nous ne transcendions pas le besoin d'être «quelqu'un» - de nous identifier avec le je(moi) -, toutes nos réussites appartiendront à l'ego.

Nous intervertons cette logique en faisant que les autres soient le centre de notre préoccupation. Ce seront eux-mêmes qui nous vont nous libérer de notre «importance personnelle».

Néanmoins, encore une fois, le problème de base c'est de se croire «quelqu'un». Parce que ce n'est que celui qui découvre être «personne (nul)», qui pourra se rendre compte de qu'il est Tout. "Quelqu'un" souffrira toujours, "personne(nul)" est heureux.

Qui peut donc nous aider à nous désidentifier du je(moi) et à sortir de la croyance illusoire - car c'est n'est qu'une croyance - d'être «quelqu'un»? Exerçons-nous à nous situer dans le Témoin, qui observe tous les mouvements mentaux et émotionnels qui apparaissent dans notre champ de conscience, sans s'identifier avec eux.

Je n'ai aucun doute sur ce que Jésus savait de quoi il parlait par propre expérience . Donc, il ne se croyait pas "quelqu'un", mais "Je Suis", sans appropriation égoique.


Enrique Martínez Lozano

www.enriquemartinezlozano.com

Traducteur: María Ortega

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