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PERDRE OU SAUVER LA VIE

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Mc 8, 27-35

Si nous considerions l'évangile de Marc un diptyque, ce texte fairait place de charnière qui diviserait les deux parties. On y pose ouvertement déj'la question de l'identité de Jésus, ce qu'on appelle "le premier annonce" de la passion, l'imcompréhension de Pierre (des disciples) face au chemin de leur maître et la paradoxe et sage jugement définitif de Jésus.

"Qui suis-je au dire des hommes?". De Jesús on disait beaucoup de choses: "qu'il avait perdu la tête" (Mc 3,21), "qu'il avait Bélzéboul en lui" (Mc 3,22) et qu'il était "un glouton et et un ivrogne" (Lc 7,34), "ami des pécherus" (Mt 11,19) et "blasphème" (Mc 2,7); un imposteur (Mt 27,62) que enseignait des doctrines qui pouvaient provoquer une rébellion (Lc 23,1).

À cette occasion, Marc nous transmet l'idée que, pour les gens, Jésus était des de plus, dans la ligne des grands prophètes d'Israël. C'est un titre grandement reconnaissant. Mais pour son groupe, qui s'exprime par la bouche de Pierre, c'est plus: le Messie (Christ ou Oint), par lequel Yhavé restaurerait le sort du peuple de manière définitive. Cependant, ce qu Pierre comprend sous ce terme n'a rien à voir avec le chemin qu Jésus adopte.

Tout au long de son écrit, Marc manifeste une prévention spécial face à toute idée d'un messianisme triomphaliste ou "victorieux". Le chemin du Messie - il le répetera maintes et maintes fois- passe par la livraison et la croix . Les disciples, par contre, se montrent obstinés, "sourds et aveugles", discutant habituellement pour des questions de pouvoir, d'importance et de privilège, tandis que Jésus leur parle de service.

À l'occasion des trois "annonces de la passion", Marc montrera deux chemins –celui de Jésus et celui des disciples- comme diamétralement opposés.

Celui de Jésus –qui affirmera plus en avant qu'il "est venu non pour être servi, mais pour servir" (Mc 10,45)- c'est le chemin de la sagesse et de la compassion, propre à qui "a vu" et se pe´çoit soi-même une "voie" par laquelle la vie coule en faveur des autres.

Celui des disciples réflète les mécanismes propres 'l'égo, qui ne cherche que l'autoaffirmation à n'importe quel prix, s'accrochant à l'avoir, au pouvoir et au paraître, tout en fuyant de tout ce qui est se désapproprier et se donner.

La divergence entre ces deux chemins reste explicite tant dans la réaction de Pierre que dans la réation de Jésus. Pour l'égo, se donner de manière désintéressée est une folie, qu'il faut éviter à tout prix. Pour Jesús, par contre, la lecture de l'ego s'oppose frontalement à Dieu.

Dans notre "langage culturel", on pourrait le traduire ainsi: le Fond du réel est Amour, dévouement, service... Tout ce qui est séparation et encapsulement dans les limites de l'égo va à l'encontre du dynamisme propre de ce qui est.

Il ne s'agit, donc, d'aucune sorte de volontarisme, ou de l' exigence arbitraire d'un Dieu qui exigerait sacifice. C'est une question de sagesse ou de compréhension. Et c'est cela qui exprimen les paroles de Jésus avec lesquelles il termine le récit: "Si quelqu'un veut venir à ma suite, qu'il renonce à lui-même et prenne sa croix et qu'il me suive. En effet, qui veut sauver sa vie, la perdra; mais qui perdra sa vie à cause de moi et de l'Evangile, la sauvera".

À pas mal d'oreilles, le mot "religion" leur dit "négation", "croix", "mort", ... De même à Nietzsche, déclanchant chez lui une plainte énergique de ce qu'il considérait "négation de la vie".

Face à un si gran équivoque, il faut commencer par reconnaÎtre que cela n'a pas son fondement dans l'évangile, mais dans d'autres facteurs, provenant d'ailleurs, qui sont arrivés à configurer un imaginaire collectif de teintes endolories et angoissantes. Des thèmes tel que le péché, la culpabilité, le châtiment, les "peines étérnelles", ont coloré des cathéchismes, des prédications et des dévotions, jusqu'à des extrêmes difficiles d'imaginer.

Rien de cela apparaît ni en Jésus ni dans l'évangile. Sa parole est vital et sage. Elle n'est, certainement pas, une parole qui satisfait l'égo, entretenant l'ignorance et l'inconscience où il se trouve, mais elle n'est non plus un mesage qui réprime la vie et la liberté de la personne.

C'est qui est en jeu c'est justement "sauver la vie", c'est à dire, vivre en plénitude. Or, cela n'est possible que lorsque nous découvrons notre vraie identité et nous nous libérons des pièges de l'égo qui nous confondent et nous maintiennent das la souffrance.

Les êtres humains nous sommes une réalité paradoxale, pour autant que nous expérimentons en nous mêmes comme "une double identité" : d'un côté, l'identité individuelle (ou moi) et d'un autre côté l'Identité profonde (transpersonnelle) qui nous constitue de fond.

Ce qui arrive c'est quela paradoxe devient prison et confusion tant que nous absolutisons la première et nous oublions qui nous sommes vraiment.

"Sauver la vie" ou vivre en plénitude n'est possible que lorsque nous demeurons en lien avec cette identité profonde. Ce qui réquiert, évidemment, laisser de nous identifier avec le moi d'une manière absolute. C'est pourquoi on peut paraphraser les paroles de Jésus de cette manière: "celui qui veut sauver son égo, perd la vie; mais celui qui se désidentifie de l'égo, vit en plénitude".

Il est facile d'apprécier qu'il s'agit d'une maxime qui apparaît, d'une manière ou d'autre, chez toutes les personnes savantes (sages), quelle que soit la tradition. Elles toute, montrent que c'est le chemin de l'éveil, sortant de l'ignorance vers la lumière, de la souffrance vers la libération.

Il me vient à la mémoire les paroles d' Aldous Huxley: "Si je savais qui je suis en réalité, je laisserais de me comporter comme ce que je crois que je suis; et si je laissais de me comporter comme je crois que je suis, je saurais qui je suis ". Ça retentit en moi comme une glose bien adéquate au texte d'évangile que nous sommes en train de commenter.

Le texte de Marc parle de "perdre la vie (le moi) pour l'évangile". Comment le comprentre? Il ne s'agît pas, évidemment, d'aucun type de fanatisme qui ne ferait de l'évangile ni un drapeau de lutte ni un idole auquel "sacrifier" la vie à soi.

En cohérence avec ce que suis en train de dire, il me semble que cette phrase ne peut que signifier une chose: lorsque nous découvrons la "bonne nouvelle" (=évangile) de qui nous sommes, nous sommes capables de nous désidentifier de l'égo et nous laissons de vivre pour lui.

Si je le comprends bien, cette merveuilleuse parabole de Jésus vise dans la même direction, celle où il parle de l'homme qui trouve un trésor dans un champ: en le trouvant, "dans sa joie, il s'en va, met en vente tout ce qu'il a et achète ce champ " (Mt 13,44).

Le trésor est l'évangile, la bonne nouvelle de qui nous sommes en profondeur. Vraiment, il n'y a d'autre trésor qu'on le puisse comparer. Ce la seule chose qui vraiment importe: savoir qui nous sommes et vivre en lien avec cette Identité.

 

Enrique Martínez Lozano

www.enriquemartinezlozano.com

Traducción de Pedro Alguacil Cuenca

 

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